
Le mal être de ma sensibilté
A fait de mon caractère un oublié.
Chaque jour, je me met en scène,
Pour tous je paraîs sereine..
Cependant, dans la nuit d'une lumière,
Seule, je dois passer les barrières.
Tant d'obstacles face à mon bonheur,
Que je dessine un sourire sur le malheur.
J'évolue dans un univers si différent,
Un monde sans ressentiments
A tous, sans méfiance je tends la main,
C'est tellement bon l'amour des lendemains
Cela semble de nos jours dépassé.
Sans attente, je me sens pourtant blessée
Prise dans la morsure cruelle d'une tempête,
J'ai ce sentiment pénible de mal être.
Je vis une douleur par tous, incomprise
Le froid glacial d'une bise.
J'entends et je lis des mots, surprise,
Je suis blessée par mes méprises
Je ne sens que des regards déments,
Qui ne me voient pas cependant.
Je ne comprends pas les réactions
Que je prends pour des objections.
J'ai le sentiment que ma disparition,
Ne déclencherait aucune émotion.
Ce qui est invisible n'affecte pas.
Personnes pour les larmes sur mes bas.
Peine et désespoir en mon coeur ancrés,
Quand je confie ma tendresse dévouée.
J'ai peur de la foule, je deviens parano
Mal à l'aise dans ce méli mélo
J'affecte un visage impassible
Pour me protéger moi, la risible.
Tous les rires je le sais, m'assaillent,
Tant de moqueries que j'en tressaille.
Je suis différente des autres, ils sont si forts.
Leurs âmes noires et sans remords,
Me détestent, j'en suis persuadée.
Le regard au sol j'avance apeurée.
Boule d'angoisse et larmes d'enfants,
Mes yeux sont secs désespérement.
J'ai envie de vomir ce désespoir torturé,
Pas de son entre mes dents serrées.
Sur la défensive, j'évite les gens.
Si il le faut même, parfois je mens,
Pour péniblement me protéger,
Et ne plus être de folle, accusée.
J'accepte dans une contrainte,
Avec l'enthousiame d'une feinte,
Trop de peur et de honte consenties,
Ont balayé mes pauvres envies,
Par peur de peiner, d'être mal jugée.
Triste et délirante réalité.
J'ai trop peur de dire non,
Alors, j'en perds mon nom
Je me sentirais moins nue,
D'être moins ignorée, juste reconnue.
Mes pensées me font trop sensible,
Dans ce monde, je me sens très fragile
Voilà ma faille, ma particularité
Je ne connais pas la méchanceté.
Sentir les peines et les souffrances
De tant d'âmes et de tant d'instances,
Me rappelle les mauvais moments.
Je les prends en moi, tel un tourment
Cette saleté de sensiblerie
J'en ai fait ma pire ennemie.
En moi, elle est sombre maléfice.
Empathie, sans aucun artifice,
De toi je ne sais que penser.
Poison ou solidaire générosité ?
Je sais que tu me détruis,
Par petits bouts de vie.
Tu te joues de moi , vile perfidie,
Par toutes tes joueuses moqueries.
L'humour aux dépens de chacun
M'irrite, je ne le comprends point.
Je sais qu'il peut faire très mal
Personne ne voit son côté fatal.
Je vois autour de moi l'amusement
Pourquoi rire en se moquant ?
J'aimerais souvent en faire autant
Comme eux enfouir mes sentiments.
Je ne connais pas l'art de se grandir
Voilà pourquoi l'ironie est à maudire.
Je me suis égarée dans la dépression,
Il était si bon de fuir cette oppression.
Médicaments et même calmants
N'ont su apaiser mes errements.
Je me suis relevée, même affaiblie
Mon existance n'est pas finie
Maintenant j'ai compris et je sais
Je resterais moi même, j'apprendrai.
Moins d'allégeance pour mon prochain,
Toujours l'envie d'être là, néanmoins.
Seve62