
Tous les matins ils ramassent leur vie
Quel que soit le chemin, point d'envie
Où aller si ce n'est dans ce quartier
Là, à un misérable abri ils sont habitués
Ils continuent à vivre sur ce chemin
En vagabondant au matin
Sans réellement savoir si ils vont manger
Et puis reviens la nuit pour se reposer
En hiver c'est le froid qui engourdi
En été c'est pire il ya les maladies
Pour peu d'argent il ya la journée
"STP une petite pièce pour manger"
"STP une petite pièce pour survivre"
Ecrits sur un petit bout de carton
Ils sont pitoyables pour de bon
Ils se foutent d'être insulté dans leur désespoir
Désormais leur regard est vide et noir
Ils savent ce qu'est le mépris
Parce que de l'alcool ils sont épris
Mais ils ne veulent qu'oublier
Que désormais ils sont ignorés
C'est l'étrange routine de leur quotidien
Que de trainer comme le ferait des chiens
La rue ça vous amaigrit, ça vous vieillit
Elle est le plus terrible des ennemis
Ils voudraient retrouver une véritable vie
Et ne plus porter ce baluchon ami et maudit
Ils s'accrochent à des rêves amers
Des désirs mornes en bandoulière
Surtout l’espoir de retrouver un nom
Pour ne pas être si moribond
Simplement redevenir quelqu'un de bien
Et être ce qu'on appelle un citoyen
Nous les avons tous croisés
Ces mis à l'écart par là société
Avec l’indifférence ou le mépris
Qui ne leur laisse aucun répit
La rue est rarement un choix
Mais tout va si vite parfois
Des évènements imprévus, mal contrôlés
Que rien n'avait prédéterminé
Ce sont des causes et des effets simplement
Un enchaînement trop rapide d’événements
Qui font paniquer puis basculer
Tragiquement une vie qui va mal tourner
Cela peut arriver à n'importe qui
Et si cela arrive on est anéanti.
Pour éviter un chemin qui mène au trèpas
Il faut être dans tous leurs combats
Les faits divers racontent ces exclus
Qui par l'indifférence n'ont pas survécu
Mais cette indifférence de notre société
N’honore pas la France, pays des libertés
N'augmentons pas son lourd silence…
Quand son trottoir est malchance
Sans domicile fixe est moins honteux
Que clochard, mais c'est plus douteux
Quand toute l'année et tous les mois
Survire est leur unique loi
Seve62